vendredi 16 mai 2014

Alic-Aïda VS Al-Quaïda



Des vacances à New York… Le voyage dont Alic Aïda, jeune savoyarde mariée et mère de famille, rêvait depuis longtemps. Avant de se voir refoulée à l’aéroport à cause de…  son nom !
Alic Aïda n'avait jamais eu de problèmes avec son nom jusqu’à présent. Elle avait beau subir de temps à autre, quelques jeux de mots entre le sien et celui du mouvement terroriste mondialement connu, jamais elle n’aurait pensé qu’une simple affaire de nom pouvait la porter aussi loin !  En effet, mercredi, la jeune femme originaire de Savoie n'a pas pu prendre l'avion en partance de Genève qui devait l'emmener en vacances à New York avec son mari et leurs deux enfants, juste à cause de son identité. Résultat : ses vacances, prévues de longue date, ont été ruinées. Les membres de la compagnie aérienne Swiss auraient en effet reçu un appel de l'immigration américaine disant que la jeune femme était blacklistée et qu’elle ne pouvait pas monter à bord.
Une histoire qui n'est pas sans rappeler celle de Janice Keihanaikukauakahihuliheekahaunaele, devenue hors-la-loi car l'administration ne pouvait pas enregistrer son nom trop long. Comme elle, cette anecdote a déjà fait le tour de la Toile et fait même du bruit à l'étranger.
De plus, cette mésaventure a fait perdre au couple la somme de 2700 euros, qui ne peut être remboursée puisque son "problème" ne rentre pas dans les critères de remboursement de la compagnie.

Alic ne compte pas en rester là. La Savoyarde prévoit en effet d'écrire à François Hollande, au premier ministre Manuel Valls ainsi qu'à l'administration américaine, ne pouvant évidemment laisser de côté le fait qu’elle soit sur une « watchlist » détenue le Département de la sécurité intérieure américaine…
Un nom qui, rappelons-le, se prononce « Alitch » en Yougoslave, et qui suffit à gâcher des vacances… En tous les cas, il est certain que cette jeune femme considérée comme « à haut risque » gardera de biens mauvais souvenirs d’une escapade en Amérique tombée à l’eau…

mercredi 30 avril 2014

Léonarda, ou La rumeur d'une journée d'octobre


C'est un mixte entre la tragédie shakespearienne et la comédie fastueuse de Molière. Une sorte de mélodrame où se croisent et se déchirent des kosovares victimes d'une tyrannie française digne de Hamlet. Retour sur une pièce actuelle en quatre actes.

L'on ne nécessitera pas de trop de personnages. Prenez, pour commencer, une famille kosovare aux allures meurtries et heurtées, un président aussi perdu que flegmatique, assisté par son ministre de l'Intérieur, parfait archétype du serviteur docile et influent du monarque. Puis en arrière plan apparaîtra au troisième acte une abondance de figurants tout justes sortis du nid mais qui sait donner de la voix. Le décor, quant à lui, ne demandera pas plus de budget. Voyez plutôt...
   Acte premier, le 9 octobre 2013. Un simple bus suffira. Remplissez le d'une foule d'adolescents rentrant de sortie scolaire, lequel se dirige à présent vers le collège André Malraux de Pontarlier, dans le Doubs. A bord, Léonarda Dibrani, 15 ans, scolarisée en  classe de troisième. D'origine kosovare, c'est elle que la police attend devant l'établissement. La jeune fille se retrouve ainsi contrainte de quitter le car scolaire, malgré les protestations de sa professeur d'Histoire-Géographie. L'on insistera ici sur le caractère larmoyant et dramatique de la scène, à l'instar des personnages charismatiques de Corneille. Puis, prise en charge par la police, Léonarda rejoint sa famille soumise à l'obligation de quitter le territoire français. La mère et ses six enfants sont expulsés par avion pour le Kosovo où le père de famille, arrêté la veille à Mulhouse, les attend déjà. C'est ainsi : "On ne badine pas avec la loi."
   Plongez le deuxième acte au cœur de la France outrée, l'expulsion de la jeune fille soulevant immédiatement une vive polémique. L'on dénonce les "méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue", malgré les affirmations du gouvernement que "toutes procédures administratives ont été respectées". Car la famille Dibrani n'avait pas veillée à s'intégrer ; sans papiers, sans emploi, elle ne pouvait être que de passage dans une France où les comptes publiques ne lui permettent pas d'accueillir plus de réfugiés économiques qu'elle ne le voudrait. Et Manuel Valls, cible de tous les reproches, devient un "Tyran malgré lui".
    Le troisième acte se déroule en deux parties bien distinctes. D'un côté, une gauche qui s'insurge. Au côté du parti communiste qui ne finit pas de discréditer la politique de Manuel Valls, Claude Bartolone et Harlem Désir font appel aux valeurs de la République, sans lesquelles "la gauche perdrait son âme". Et l'on compare ainsi "Les fourberies de la Gauche" à un "Faust" qui aurait défié le diable. L'on entend la voix lointaine de Léonarda qui souhaite retourner en France, et la scène suivante s'ouvre sur une horde de lycéens. Ces derniers défilent en masse, ordonnant plus qu'implorant le retour de l'adolescente. Considérant cette expulsion comme "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", ils ont foulé le pavé de la France entière Dans "L'illusion comique" de son retour.
     Quatrième et dernier acte, enfin. Placez, au centre de la scène, une estrade présidentielle derrière laquelle se tiendra François Hollande. D'un côté, Valérie Trierweiler à laquelle il se doit de plaire, de l'autre, Manuel Valls qu'il préfèrerait ne pas mécontenter. Face à lui, une population pleine de rancune. C'est jouer au "Jeu des promesses et du hasard" pour tenter de mettre un terme à l'affaire. Il rappellera, à cette occasion, que "la loi a été parfaitement respectée" lors de l'expulsion de la famille Dibrani, laissant ainsi deviner qu'un retour en France ne serait certes pas légitime. Il laisse cependant une porte maladroitement ouverte à Léonarda en lui offrant un retour en solitaire : "Si Léonarda souhaite poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé, mais seule". Car, comme l'a déjà ,dit un certain Hamlet, "Je dois être cruel pour être juste".
Le rideau tombera sur le visage décontenancé de Léonarda, laquelle rejette cette proposition du président : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes sœurs".

  Le spectateur reste peut être sur sa fin, mais il aurait été trop long de poursuivre d'avantage.  Après de nombreuses semaines de polémique, cette "affaire Léonarda" restera considérée par le parti de gauche comme d'une "cruauté abjecte" et pour les Roms d'une "indécence inacceptable". L'on peut toutefois affirmer, sans risquer de se tromper que, très certainement, "Le retour de Léonarda n'aura pas lieu". Et l'affaire se clôt ici.


Ecotaxe et Bonnets Rouges


Après avoir été le symbole de la France révolutionnaire, de la jacquerie paysanne, puis celui de Peyot et de son grand Schtroumpf (excusez moi, j'étais obligée), ce sont les Bretons qui s'emparent à présent du bonnet rouge. Et de défiler dans la région toute entière, au cœur de la piste médiatique.

  La Bretagne, c'est cette région au passé tumultueux et à la culture verdoyante, vantée pour sa loyauté, ses valeurs, son sens du travail, et fierté du made in France. La région qui repoussa les Vikings sur la Loire en 937, qui connut, sous les duchés fastueux de Jean IV et Jean V une prospérité de perfection, et qui fit résonner sur ses terres les sabots d'Anne de Bretagne. Mère du FLB (le Front de Libération) dans les années 70, elle n'en finit pas de se battre pour ses droits. Et, aujourd'hui, elle enfile, une nouvelle fois, le costume de révolte : Le bonnet rouge et le Gwenn ha du (drapeau noir et blanc).
  Cette fois, c'est contre l'écotaxe que se soulève la Bretagne. Il nécessite peut être d'apporter quelques explications à propos de cette dernière. Idée lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy avec pour but d'engager la France sur la voie du développement durable, elle voit véritablement le jour en 2008 avec la loi de Grenelle. Cette taxe doit être acquittée par les poids lourds de plus de 3.5 tonnes (français comme étrangers) qui empruntent les routes nationales, ainsi que certaines routes départementales sélectionnées localement. Le montant de la taxe est calculé en fonction du kilométrage parcouru sur ces routes, de la taille du véhicule et de ses émissions polluantes. Elle s'élève en moyenne à 0.12 euros par kilomètre. Elle a pour objectif de favoriser le report vers des modes de transports moins polluants (tels que le train et le bateau). Par rapport à certains pays, comme l'Allemagne et l'Autriche, elle n'a pourtant pas entraîné de réelles évolutions dans le transport ferroviaire et fluviale. La Bretagne s'est, depuis le début, soulevée contre cette taxe, laquelle apparaît au moment où la région est entièrement bouleversée par la crise économique. Les routes bretonnes, de plus, ne possèdent pas de péage. Les Bretons la jugent donc pénalisante pour la région, éloignée du cœur de l'Europe.
  L'on ne pourra pas nier, ici, toute ressemblance avec le soulèvement de 1675, époque brillantissime du règne de Louis XIV. Pas d'écotaxe en ces temps là, mais du papier timbré. Autrefois, la Bretagne était la seule région à pouvoir prélever l'impôt. Et Colbert, argentier du monarque, ne se privait pas de l'assommer de taxes fiscales. La nouvelle taxe visant le papier timbré apparaît ainsi comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Et c'est une meute de paysans et de soldats qui marche sur les terres du seigneur, pleine de rancune et de désespoir. Meute condamnée, emprisonnée, exécutée.
  Mais quand Versailles disparaît, c'est donc Pais qui foule la Bretagne à ses pieds. Car la Bretagne n'en peut plus de ce drame qui n'en finit pas et qui le poursuit depuis tant d'années. A ce mouvement de masse animé par Thierry Merret, leader finistérien de la FDSEA (syndicat agricole), s'ajoutent tous les manifestants économiques, ainsi que tous ceux qui se battent pour les emplois menacés. Salariés, agriculteurs, pêcheurs, commerçants, transporteurs, petits et grands patrons, élus, syndicalistes, des manifestants défilant par milliers et qui vont jusqu'à semer de la violence sur leur passage, brûlant les récoltes et détruisant les portiques d'une valeur de 500 000 euros. Une révolte légitime des petits contre l'impôt injuste des grands.

  Cette révolte suffit, non pas à supprimer l'écotaxe, mais à faire reculer le gouvernement pour une question de quelques mois. Il faut bien l'avouer, cet impôt censé combattre les pollutions est bien loin de faire régresser les problèmes climatiques, et la fonte des glaciers en Antarctique n'en ressent pas moins d'effets. Quant à la révolte des bonnets rouges, elle n'est pas seulement celle d'une Bretagne effondrée, mais le reflet de toute la France. Lasse et écœurée. 

mardi 17 décembre 2013

Les 10 cadeaux de Noël les plus pourris



J-15 avant Noël ! Vous devez déjà avoir commencé votre "shopping de Noël", vous ne savez plus où vous en êtes entre les cadeaux de mamie Jeannette et de tonton Bertrand, et, surtout, vous imaginez déjà les horreurs que vous allez recevoir. Ne vous en faîtes pas, nous sommes là pour vous satisfaire. Avec notre top 10 des pires cadeaux de Noël, vous pouvez être certains de ne pas avoir de mauvaises surprises !

1. Un pull en laine épais tricoté main par mamie : Sauf si vous ne savez pas quoi mettre d'autre pour descendre vos poubelles, évitez à tout prix de porter ce genre de vêtements...

2. Un fer à repasser : ou le pire cadeau que l'on puisse faire à une femme. .. Mais qu'est ce que les hommes ont pu en offrir !

3. Un réveil : Quelle est l'utilité ?

4. Un kit hygiénique : Honnêtement,  si j'étais vous, je me poserai des questions...

5. La PS 4 !!!

6. Des manuels de maths offerts par votre grande soeur attentionnée : Je ne comprends pas pourquoi mon frère ose dire une chose pareille...

7. Un cochon en porcelaine présentoir à saucisse : si si, je vous jure, ça existe ! C'est tout à fait moche, inutile et... ça s'offre à Noël !

8. Des chaussons pis de vache : sans commentaires...

9. Une bonne angine : si votre généreux donateur avait encore un peu de monnaie, il vous offrira certainement une dose de médicaments en prime.

En enfin, la pire de toutes... Mais n'en veuillez pas trop à papa Noël qui ne voulait pas vous offenser, et voyez plutôt ici un souci économique...

10. Rien.

En espérant vous avoir un peu remonté le moral, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d'années et de recevoir une multitude de magnifiques cadeaux (ou alors d'aller vous cacher quelque part très loin d'ici, le meilleur cadeau au monde étant un aller simple pour l'île de Tristan da Cunha )
Joyeux Noël ! 

Un jour, un destin, une prostate


C'est une nouvelle qui a plongé toute la France dans une stupeur et un émoi intense. Une révélation qui nous a tous heurtés, choqués, bouleversés. Au fond, pouvait-on imaginer une chose pareille ?
Le drame a été révélé pour la première fois sur le plateau d'I Télé, à exactement 7h15, le 4 décembre 2013, avant d'être reprise en écho par LCI à 7h26 et par BFM TV à 7h30. Pour cette sinistre occasion, les journalistes avaient revêtu leurs vêtements les plus sombres, et c'est sur une musique de fond particulièrement funèbre qu'ils annoncent cette triste découverte. Cette dernière fait les gros titres de tous les journeaux et inquiète le monde entier, du fin fond du pôle nord aux îles des Tropiques. Même Barack Obama tiendra une conférence en hommage à ce malheureux évènement.
Bref. Vous l'avez bien compris. Nous parlons bien évidemment de... La prostate de Hollande .Car ce tragique...
Non, désolée. Je ne peux pas. C'est impossible. Pourtant je vous assure avoir cherché quelqu'un qui puisse être complaisant au sort de notre président. Mais, même en faisant le tour de tous les forums existants, l'on finit toujours par tomber sur la même et unique réponse au débat "François Hollande aurait-il du rendre publique son opération de la prostate en 2011 ? ", laquelle n'est autre que.... "On s'en fout". Ainsi, même le propre parti du chef de l'Etat s'embarasse sous la pression médiatique en appelant à ce que l'on s'intéresse d'avantage aux "priorités", tandis que l'UMP crie au scandale (car, ne l'oublions pas, c'est une honte !)
En vérité, l'on ne doit voir ici qu'un ennui mortel des médias qui ne trouvent rien d'autre à faire que d'initier un débat sur ce sujet ô combien passionant. Les médecins et autres invités divers interrogés par les journalistes s'étonnent de la question, tergiversent un instant, avant de demander à leur intrerlocuteur quel est l'intérêt d'évoquer un incident aussi "bénin" et "normal" ( En même temps, n'oublions pas que François Hollande est un président "normal"... ). BFM va jusqu'à inviter le chirurgien de François Hollande, Marc Zerbib ( Oui, oui, celui là même qui l'a opéré !), lequel est sans doute le plus étonné par la polémique que soulève son opération. Et c'est avec un regard un peu perdu et indécis qu'il répond aux questions (inutiles) de Ruth Elkrief.
Rappelons tout de même que la question de transparence de la santé du chef de l'Etat ne concerne que le président en exercice, ce qui n'était donc pas le cas de François Hollande en 2011. La comparaison de notre président avec François Mitterand est également reprise par de nombreux médias. Entre une opération de la prostate et une photo prise il y a quelques jours représentant François Hollande tenant un nouveau-né dans les bras, cherchez le rapprochement entre le cancer mitterandien et sa fameuse Mazarine...
Certes, les mensonges et cachotteries du Président peuvent amener à une perte de confiance envers le gouvernement, mais il ne s'agit pas pour autant de sombrer dans la paranoïa.
Et, en attandant le prochain épisode que tous les journalistes attendent avec une impatience folle ( ou "Le jour où François Hollande se cassa un ongle"), nous concluerons sur cette citation de Clemenceau :
"La vie m'a appris qu'il y a deux choses dont on peut bien se passer : la présidence de la République, et la prostate".

Je vous laisse y méditer...

samedi 16 novembre 2013

La Fabuleuse Histoire de Serge le Lama

En écrivant Zazie dans le métro, Raymond Queneau devait certainement croire faire preuve d'originalité. Peine perdue, puisqu'en 2013, cinq jeunes ont décidé de sortir la nouvelle version: Serge (le) Lama dans le tramway...  Mais ne prenez donc pas la peine de vous procurer le livre, nous sommes là pour vous le résumer !

C'est l'histoire d'une bête de cirque qui décida de se faire "lamale".Tout débute le jeudi 31 octobre, à une heure tardive, dans le centre de Bordeaux. Une joyeuse bande de 5 fêtards s'éclipse de la discothèque où ils viennent de passer la soirée (sans avoir bu une seule goutte d'alcool, évidemment)  et croisent le chemin d'un cirque franco-italien qui venait de s'établir dans les environs.... Là, ils tombent sous le charme de Serge le lama (après avoir torturé un zèbre auparavant, mais celui ci étant trop réticent, nos héros n'ont pas trouvé l'intérêt de s'y acharner). Après fait un brin de causette (et après avoir bu quelques verres de plus, qui sait ?) nos étudiants, incapables de quitter leur nouvel ami, décident de l'emmener avec eux. Et c'est parti pour une randonnée dans les rues de Bordeaux jusqu'à l'arrêt du tramway Bassins-à-flot ! Là, tous montent à bord. Nous profitons de cet évènement pour vous rappeler quelques règlements du tramway. Voici donc 5 conseils pour vous promener légalement avec votre lama (ou autre ongulé facétieux) à bord du tramway:

- Tout le monde a le droit d'être confortable et de se sentir en sécurité dans le métro, à raison de ne pas y laisser ses marques (article 2)* : prenez donc la peine d'emmener avec vous un rehausseur et quelques coussins. Votre animal sera confortablement installé sans pour autant déranger les passagers.

- Ne gênez pas les autres usagers avec une voix, de la musique ou des gestes trop forts (articles 4.11 ; 4.20 ; 4.21 ; 4.22 ; 4.25) : baissez le son de son walkman --> les autres passagers ne sont pas forcément fans de "René la Taupe"...

-Vos articles sportifs (skis, toboggans, et vélos) sont les bienvenus en dehors des heures de pointe (articles 12 et 14) : Les tricycles pour lamas ne sont pas encore assez évolués, et ne rentrent pas facilement dans un tramway. Il serait donc préférable de l'initier au roller...

- Le métro n'est pas cher, mais il n'est pas gratuit (articles 4, 8 et 11): mais les paiements en feuilles de fougère sont acceptées !

-Enfin : Les animaux autres que chiens, chats, et autres bêtes de taille acceptables sont refusées... Vous avez donc 2 possibilités : Soit vous prenez la sage décision d'acheter un joli petit matou inoffensif, soit... http://www.joueclub.fr/univers/Anniversaire/Panoplies-garcons-et-accessoires.aspx

Après cette brusque parenthèse, intéressons-nous à la suite des évènements. Quelques minutes seulement près l'embarcation de notre fine équipe, le chauffeur remarque la présence d'un passager plutôt étrange. Il prévient l'exploitant, arrête le convoi, et fait descendre le pauvre animal avant de l'attacher à un lampadaire où il attendra le retour de son maître... Mais l'auteur aurait été bien cruel de clore ici son scénario. La deuxième partie est donc pleine de rebondissements. Après avoir été placés en garde à vue, les cinq étudiants se réconcilient avec le directeur du cirque, lequel, après mure réflexion, avait décidé de retirer sa plainte. Ils se rencontrent à présent régulièrement, au cirque où même devant des restaurants. Serge le lama finira par devenir la personnalité préférée des français, chantera en duo sur un album de Serge Lama (l'autre), posera à la une de "Oops" au côté de Nabila, et se présentera aux présidentielles après les supplications d'Alain Juppé... Enfin, ça, on en est pas encore sûrs...

Mais ne vaudrait-il pas le coup d'y penser ? 

* tirés du règlement pour usagers du métro  


lundi 28 octobre 2013

Mode d'emploi : Les vieux et Facebook


 Vous avez passé la barre des 40 ans, vous n'êtes pas très calés côté réseaux sociaux, et vous avez une envie dévorante de vous créer un compte Facebook ? On vous conseille !

 1. Tout le monde ne vit pas à Farmville : Vous adorez construire 125 empires par  jour sur triple down, Candy Crush vous éclate et vous êtes devenu un cordon bleu grâce à Kitchen Scramble ? Tant mieux pour vous. Seulement, il est tout à fait inutile de prévenir tous vos amis dès que vous avez récolté 3 patates ou de les supplier de vous débloquer votre jeu pour pouvoir acheter un collier à votre chat virtuel... A moins que vous ne comptiez passer pour le spammeur de service !

2. Votre vie n’est pas « Les feux de l’amour » : Certes, Mark Zuckerberg a fait preuve d'une imagination débordante en créant ce site qui permet de garder de nombreux contacts. Ce n'est pas pour cette raison que vous devez systématiquement changer votre relation amoureuse. Vous aurez beau aller de "en couple" à "célibataire" en passant par "c'est compliqué", votre vie n'en deviendra pas soudainement trépidante.

 3.... Et en plus, on s'en fout ! Vous avez mangé des frites à midi et EN PLUS y avait du ketchup ? Pas besoin de poster immédiatement la photo sur votre profil ( oui, les gens savent à quoi ça ressemble...). Votre petite Julie vient de perdre sa première dent de lait ? Allez donc lui raconter l'histoire de la petite souris avant de le poster sur Facebook... Un flocon de neige vient de s'écraser devant vous ? Ne confondez pas Facebook et Météo.com, ne perdez pas de temps à le crier à la terre entière. Votre chat vient de mourir, vous êtes la personne la plus malheureuse au monde et votre meilleure amie ne vous parle plus ? Facebook n'est pas un journal intime ( par contre j'ai le numéro d'un bon psy si vous voulez !) Bref, tout ça pour vous dire : ne vous embêtez pas à raconter votre vie...

4. Apprenez à utiliser les "j'aime" : Vous avez écrit un statut, aimé votre propre statut, commenté ce même statut et aimé ce commentaire ? La sortie est derrière vous...

5. Maîtrisez vos photos : Vous venez de changer votre photo de profil. 2 jours plus tard, vous la remplacez. Puis la semaine d'après, vous la reramplacez par celle d'avant. Puis par celle d'avant, puis par celle encore avant, puis par.... Cliquez ici --> http://alzheimer-solutions.blogspot.fr/

6. Ne demandez pas vos enfants en ami Non, ils ne veulent pas. Ils ne veulent pas non plus que vous commentiez toutes leurs photos ( "Oo c'est le pull que je t'ai tricoté pour Noël !" , " Tiens, c'est qui cette fille avec toi ? Tu n'es plus avec Céline ?", ni que vous leur polluez leur profil ( "Coucou c'est moi, t'as vu, j'ai Facebook !", "Dis, comment on fait pour écrire un commentaire ? Ah mince, c'est ce que je suis en train de faire !"), non plus que vous en profitiez pour leur foutre la honte ( "Tu te souviens, quand tu avais 4 ans, tu avais envoyé tout le stock de papier toilette par dessus le mur du voisin ! je t'envoie la photo ?". Donc : Non !

 7. Dernier conseil : Vous avez vraiment dépassé 40 ans ? Vous ne connaissez vraiment rien aux réseaux sociaux ? Vous voulez vraiment être sur Facebook ? Vous êtes vraiment en train de lire ça ? ...... Ne vous créez jamais de compte Facebook.