jeudi 21 août 2014

Robin William, la disparition du clown triste



Il était l’un des géants de Hollywood : Robin Williams a mis fin à ses jours le dimanche 11 août 2014. Retour sur un homme qui a fait rire le monde entier.

A l’instar de Victor Hugo qui se voulait Chateaubriand, Robin Williams, quant à lui se voulait le reflet au masculin de Sarah Bernhardt. Mais comme il le dit lui-même lors d’une interview en 1996 : « J’ai assez vite compris que j’étais né pour faire rire… ». Né d’une mère alcoolique et d’un père sans joie de vivre, il trace donc déjà très tôt sa carrière d’acteur. Les années 70 ne lui sont pas les plus belles : Entre deux cours à la Julliard school, prestigieuse école d’art dramatique des Etats Unis, le jeune Robin Williams multiplie sketchs et gags dans des cabarets, théâtres et séries télévisées. Seulement, la dolse de vodka-whisky-cocaïne dont il s’abreuve pour tenir à ce rythme acharné le fait passer à deux doigts de la mort.

Arrivent ainsi les années 1980. Les années 80, c’est, d’abord, le succès du Cercle des poètes disparus, un film qui reste mémorable dans la carrière de l’acteur. Le classique par excellence. («Oh capitaine, mon capitaine !», «Je ne vis pas pour être un esclave mais le souverain de mon existence.», ça vous dit quelque chose ? ) Ce film, hymne à la vie et à la liberté, lui vaudra un  oscar et un golden globe pour le rôle du meilleur acteur. C’est aussi l’époque du fameux Godd morning, Vietnam  («Depuis que le monde est monde, jamais un bipède n’a eu autant besoin de se faire vider le poireau.») qui continuera de faire monter l’acteur. En recevant un nouvel Oscar, il déclarera : « Avant tout, je veux remercier mon père, là haut, l'homme qui, quand j'ai dit que je voulais être acteur, a dit :magnifique. Apprends juste un autre métier au cas où, comme la soudure » Les années 80, c’est aussi une nouvelle rechute dans le monde de la drogue : une désintoxication à seulement 31 ans.

 Puis il lui faut remonter, vaciller entre les rires et les larmes, avec, peut être un petit penchant pour une carrière de tragédien (il obtiendra en 1998 un Oscar pour son rôle dramatique dans Will Huntig). Ce qui ne l’empêche pas pour autant d’amuser le monde du cinéma. L’on se souvient de l’inoubiable Mrs Doubtfire mettant en scène un père travesti en nounou excentrique pour ne pas s’éloigner de ses enfants, un rôle qui lui restera longtemps collé à la peau. Jumanji, Flubber, Hook, autant de films qui feront rire le monde entier alors que ce protagoniqte clownesque ne fait que s’efforcer de fuir ses démons. Lorsqu'il a été opéré du cœur en 2009, ses médecins et infirmières ont ainsi raconté qu'il avait commencé à les faire rire deux heures à peine après être sorti de l'intervention. Mais à force de lutter, l’acteur s’affaiblit : la dernière décennie le voit rechuter.  En effet, après l’annonce de sa disparition, son attachée de presse avoue aux journalistes qu’il affrontait une « grave dépression ». Il avait parlé publiquement de son combat contre les drogues et l'alcool et avait fait plusieurs cures de désintoxication. Ce bourreau de travail, qui avait encore trois films en post-production pour les quelques mois à venir, avait avoué être retombé dans l'alcoolisme pour tenir face à son rythme de travail.  Il ne perdait jamais le sens de l'autodérision: « La cocaïne est une manière pour Dieu de vous faire comprendre que vous gagnez trop d'argent », aurait-il déclaré. Quelques heures plus tard, l’acteur était retrouvé sans vie, pendu avec une ceinture, le poignet entaillé,  à son domicile de Tiburon. Il souffrait des prémisses de la maladie de Parkinson.

  C’est donc l’un des piliers de Hollywood qui s’effondre. Et après avoir fait rire le public pendant des années, l’acteur le fait soudainement pleurer en décidant de s’envoler. Il ne vous reste qu’à attendre 2015 pour lui rendre un dernier hommage en allant voir  La Nuit au Musée 3. Ensuite, le clown aura définitivement quitté la scène… 

mercredi 13 août 2014

Le frère de Mazarine


L’été, saison des paparazzis, des découvertes, des révélations, la télé réalité des « peoplitiques » n’en finit pas.  Car voilà qu’apparaît derrière votre écran –ô combien trop allumé- Hravn Forsne, homme politique suédois de 25 ans, qui se présente comme le fils de… François Mitterand.

On connaissait Mazarine, mais il y avait trop longtemps peut être que son nom n’avait pas été évoqué. L’ancien président devait craindre d’être oublié ; puisqu’on ne remuait pas assez les morts, pourquoi ne pas bouleverser les vivants ?

  Ainsi, ce vendredi 8 août, un jeune politicien suédois, prénommé Hravn Forsne, s’est présenté dans la presse locale Lab Europe 1 comme étant le fils légitime du premier président socialiste français. Agé de 25 ans, il est candidat aux élections du 14 septembre dans son pays, pour le parti des Modérés du ministre Fredrik Reinfeldt. « Je veux être jugé pour ce que je suis, pas pour qui était mon père… aurait-il déclaré. Mais d’accord, c’est comme ça. François Mitterand était mon papa. » Un demi frère à Mazarine donc ? En tous les cas, tous les éléments démontrent que cette naissance était fort probable, à commencer par la mère de l’enfant.
 Aujourd’hui âgée de 66 ans, cette dernière avait déjà raconté sa liaison avec le président socialiste à l’époque, entre 1980 et 1995. Elle était alors correspondante à Paris pour le quotidient Aftonbladet et la télévision publique suédoise, et qualifie sa relation avec Mitterand comme étant une « histoire d’amour intense ». Leur relation avait commencé avant même qu’il ne devienne président, en 1980, soit 1 an après leur rencontre au congrès de l’Internationale socialiste à Brommersvik. Elle avait cependant toujours refusé de répondre aux quentions sur l’identité du père de son enfant, né en novembre 1988. Toujours est-il qu’elle n’avait pas hésité à faire revivre la mémoire de son amant dans son premier roman, «Vaar man i världen» (« Notre Homme dans le monde »), où elle met en scène Léo, un président détaché qui fait face à l’enlèvement dans la fameuse braderie Lipp du Premier ministre Suédois. Elle prétendait ainsi décrire « un homme en fin de mandat avec une certaine fatigue et voulant plutôt s'échapper à la campagne ou au bord de la mer».  Elle écrira plus tard une biographie de François Mitterand intitulé « Vous n’aimez pas la vie ? »
 
Enfin, l’image de profil que le jeune homme affiche sur son facebook le montre arborant une écharpe rouge et posant à côté d’un chien, deux éléments qui ne sont pas sans rappeler l’ancien Président.

La famille de François Mitterand s’agrandit donc encore, au delà même de la France. Une nouvelle que l’on aura mis 25 ans à découvrir, mais qui devait bien nous parvenir un jour. Car comme le disait lui-même le surnommé Tonton : « Dès lors qu’on est deux, il n’y a plus de secrets. » 

mercredi 30 juillet 2014

Voyage, voyage…



"Vacances j'oublie tout, Plus rien à faire du tout, J'm'envoie en l'air ça c'est super, Folie légère"

Et oui, je sais bien, les vacances ça fait un bon mois qu'elles ont commencé et, pour la plupart, vous êtes en train de vous prélasser sur une serviette au bord de la Méditerranée, ou encore de grimper dans les Alpes sous un ciel torride.. Ou bien de servir de baby sitter à votre tante adorée, de faire à manger pour votre famille nombreuse, de préparer les cours pour l'année prochaine qui sait ? Et oui, les vacances, ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde ! Mais partons du principe que tout le monde s'amuse et laissons de côté les moins bien servis !  

  En tous les cas, où que vous soyez, c'est le moment que j'ai choisi pour venir à nouveau hanter votre écran (oui, on est presque au mois d'août, et alors ?) Seulement, il me reste la question fatidique : de quoi vais-je pouvoir vous parler après tout un mois de silence ? Ce n'est pas comme s'il ne s'était rien passé depuis. Ainsi, je pourrais évoquer la victoire de l'Allemagne au mondial de cette année, mais cela rappellerait à certains que leurs cahiers d'allemand sont en train de prendre la poussière dans leur placard, et je ne voudrais en aucun cas provoquer quelques baisses de tension... Je pourrai encore m'expatrier sur les crash de l'Air Algérie, mais je crains que ce ne soit un sujet très réjouissant.. A moins que je ne perde pied dans les massacres de Gaza, les "accidents" de ces dernières manifestations ou la nouvelle loi promulguée sur les transitions énergétiques.. Mais il pleut, et je n'ai pas envie de vous déprimer d'avantage (encore moins de fondre en larmes devant mon écran !) Du coup, il ne me reste qu'une solution : vous parler des vacances ! 

   Les vacances...quel grand mot. On les pense, les rêve, les réserve, les prévoit, les peaufine et de longues semaines s'écoulent jusqu'à ce qu'enfin, après les épreuves du bac réussies (ou non), vous vous retrouviez à ne plus savoir quoi en faire. Et tout ce que trouvent mes petits frères à me répondre quand je leur demande ce que les vacances représentent pour eux, c'est me regarder avec un air attendrissant d'innocence en affirmant : "C'est le moment où, à la place d'avoir les profs sur le dos, on a les parents." (Merci.) Il faut tout de même savoir que les Français, cette année encore, restent les champions des vacances. Ils prennent en effet 30 jours de congés en moyenne par an, soit plus que la moyenne européenne (26 jours) et bien plus que la moyenne mondiale (15 jours). Au détriment des autres pays européens comme la Belgique, ou du reste du monde, comme le Japon qui demeure le pays le moins abonné aux vacances, près d'un quart de ses habitants déclarant ne jamais en poser. Et si nous savons profiter de ces congés en masse, nos voisins ne manquent pas de nous le faire remarquer plutôt aigrement. Ainsi, les Chinois évoquent la France comme le pays des fainéants qui, en plus de se la couler douce le reste de l'année, ont le culot de s'offrir des vacances qu'ils ne méritent pas. Rappelons que, en Chine, un salarié débutant a droit à cinq jours de vacances lors de sa première année de travail. Ensuite, il lui faut avoir travaillé dix ans pour obtenir… dix jours de vacances. Quant à l'Angleterre, ils ne manquent pas de faire remarquer que, en France, l’année scolaire est trop courte et les vacances ridiculement longues, en allant jusqu'à prétendre qu’elle est le seul pays d’Europe où rien de sérieux ne semble pouvoir se faire au mois d’août. Et malheureusement pour nous, j'ai beau sillonner dans ma mémoire, surfer sur le net, feuilleter des journaux en grand nombre, même les plus renommés des journalistes semblent d'accord sur ce point. Comme le disait ce cher Victor Hugo : "La monarchie avait les oisifs, la République aura les fainéants." 

Soit, nous sommes des fainéants. Mais au fond, qu'importe ? Et oui, il faut bien s'apaiser la conscience, puisque " On n’a jamais trop de vacances, de temps libre pour s’épanouir", ainsi que le rappelle Pierre Lafargue. Si les vacances des Asiatiques se résument à des sueurs dans les usines, pensez que vous êtes bien mieux à flâner dans vos tongues. Si, en zappant dans votre salon, vous vous retrouvez face aux cris de haines des manifestants pro-palestiniens ou des pleurs des familles déchirées par les crashs aériens, nul doute que vous changerez de chaîne pour vous détendre devant une bonne série en manque de matière grise. Si vous croisez aux abords des plages corses quelques sans abris qui vous regardent avec nonchalance, n'oubliez pas de sortir de votre sac le dernier Katherine Pancolpour vous y abriter. Puisque les vacances françaises riment avec farniente, bronzette, amours de plage et sirop menthe, à quoi bon changer la face de la France, puisqu'il n'y a qu'à nous qu'elle ne donne pas mauvaise conscience ?  Vous vous plaindrez de cet avion qui n’arrive pas à l’heure, vous ragerez après ce sable maritime qui vous colle à la peau, le poids de votre valise vous fera pousser des hauts cris et la couleur médiocre des murs de l’hôtel finira de vous scandaliser. Au moins auriez vous de quoi vous plaindre…


   La pluie s'arrête, la cafetière se met en route, mon frère s'étire dans la chambre d'à côté, et même si les rayons de soleil se font toujours rares en cette fin de juillet, je m'empresse de vous souhaiter de bonnes fins de vacances en vous recommandant de ne pas trop abuser de crème solaire, à moins que vous n'ayez la chance de quitter la pluie de l'Hexagone ! Et souvenez-vous de ceci : 
« L'école de la vie n'a point de vacances.  »






vendredi 6 juin 2014

Interview Buttner



Pour les retardaires (et oui, toujours eux…) nous vous informons que Charles Buttner, proviseur de notre lycée depuis 2007, quitte l’établissement à la fin de l’année scolaire pour prendre sa retraite. Nous l’avons donc rencontré afin de faire le point sur le bilan de sa carrière professionnelle…
-Quelle a été votre formation, votre parcours ?
Après la classe de troisième, j’ai suivi mes études à l’école normale d’Instituteurs, avant de rentrer à l’Université du Creps (Centre de Ressources, d'Expertise et de Performance
Sportive). C’est ainsi que je suis devenu professeur d’EPS, et je le suis resté pendant 13 ans. C’est en 1984 que j’ai passé le concours de chef d’établissement, et j’ai alors pris ces fonctions au collège de Belfort, où je suis resté pendant 3 ans. J’ai ensuite pris la direction du collège du quartier de Bourtzwiller à Mulhouse
pendant 10 ans, puis celle du lycée professionnel Bugatti d’Illzach durant 9 ans. C’est en 2007 que je suis arrivé au lycée Blaise pascal.
-Comment avez-vous vécu la vie de proviseur ?
J’aime mon métier. C’est un métier où tout le monde, et plus essentiellement les jeunes, a besoin de voir, de ressentir qu’on veille sur eux, et plus particulièrement en ce qui concerne la justice et l’égalité. Ils ont besoin qu’on les respecte, qu’on leur garantisse une certaine équité, et c’est un sujet auquel je suis sensibilisé. C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré vers ce métier : le fait de rentrer en contact avec les gens, de sentir que je suis là, pour eux, et que l’on attend beaucoup de moi.
-On sait que vous avez églement une carrière politique en parallèle à votre activité professionnelle. Cette situation était-elle plutôt un avantage ou un désaventage en tant que proviseur ?
Comme je l’ai dit, il faut aimer ce que l’on fait. C’est pourquoi je pense pouvoir dire avoir accordé un maximum de mon temps à mon activité professionnelle. Il y a 168 heures dans une semaine, et il faut savoir les exploiter. De plus, ces deux activités s’enrichissent les unes des autres. L’on y retrouve les mêmes valeurs, les mêmes démarches : dans l’une et l’autre, il faut savoir développer des projets…  Mais, je le répète, ma profession a été ma priotité. Ce métier c’est moi, c’est mon support, mon squelette. Et c’est cette armature qui m’a permi de me soutenir en politique : sans elle, je n’aurais certainement pas eu cette carrière !
-Quels ont été vos priorités ?
Dans un lycée comme celui-ci, il était essentiel de renforcer la qualité de vivre ensemble, d’aller vers des projets qui fédèrent. Il faut savoir faire un état des lieux : que représentons- nous en ce moment ? Vers où voulons-nous aller ? Comment ? A partir de là, il s’agit ensuite de fixer des objectifs bénéfiques à l’établissement et ceux qui le fréquentent. L’image du lycée est également importante. Il faut être conscient de l’image que l’on renvoie de celui-ci, de l’impact répercuté sur les élèves de tous les secteurs. Blaise Pascal est un grand lycée, avec environ 1600 élèves, sans compter toute l’équipe pédagogique, la direction, tous ceux qui les entourent. Il représente une énorme collectivité, où tout le monde se cotoîe sans vraiment se connaître. Il règne donc un climat familial qu’il est important de conserver : le lycée doit être vu comme une deuxième maison. A ce niveau là, j’ai noté une évolution durant ces 7 ans.
-Justement, quelles ont été vos plus grandes satisfactions ?
Je suis très satisfait de la lutte menée en faveur du bac L. Il était indécent que les élèves qui ont une vocation forte, une vocation littéraire, doivent avoir le choix entre quitter le lycée qu’ils aiment, qu’ils ont l’habitude de fréquenter, ou de faire ce vers quoi ils aimeraient s’engager. Il y a également eu la création d’un bac professionnel. Ces professions ont pris l’habitude d’être perçues comme basiques, inférieures. Seulement, je ne pense pas que l’évolution soit de faire de plus en plus de tertiaire, au contraire. Il faut penser à la relocalisation qui est évidente : vivre sur le territoire, avec le territoire, en fonction du territoire… Une identité forte fondée sur la recherche du développement durable (égalité social, économie, écologie). La vraie richesse du lycée, c’est le fait qu’il soit un lycée polyvalent. C’est toute une fusion de milieux sociaux différents, de valeurs diverses, et pourtant tout le monde est sur le même terrain : plus de différences, nous sommes tous égaux.
-Quels problèmes avez-vous rencontré ?
Ce qui se fait dans la facilité est nécessairement banal. Créer un projets d’établissement, donner un sens à ce que l’on fait, entraîner tout le monde… Cela représente beaucoup de travail, ça ne se fait pas tout seul ! Je pense par exemple à la création de la filiaire littéraire qui a été une véritable bataille… Néanmoins, je n’en parlerai pas en tant que « difficulté ». Cette lutte, c’est le métier.
-Avez-vous des regrets ?
Aucun.
-Le Conseil Régional a présenté dernièrement son dernier budget. Allez-vous à présent vous consacrer entièrement à la politique ?
Le fait de vivre une carrière politique en même temps qu’une carrière professionnelle a été un vrai challenge pour moi. Je ne pouvais pas me permettre d’échecs, dans l’un comme dans l’autre, car il se serait irrévocablement répercuté. Je vais continuer ma carrière politique, mais ni plus ni moins qu’auparavant !

Et pour finir, quelques chiffres plutôt valorisants : rappelons que, l’année précédente, le taux de réussite au bac était de 95%, soit plus que le niveau attendu par l’Etat. Quant au niveau du département, le lycée se tient à la troisième place sur 26 (selon l’étude faite l’Etudiant en avril 2014). C’est donc un bilan très positif pour notre proviseur !


jeudi 5 juin 2014

L'Euroscepticisme, mère du populisme

C’est une vague massive et déferlante qui se réveille soudainement dans toute l’Europe. Elle gronde
depuis quelques temps déjà, dangereuse et acérée, et l’on entend déjà les remous de son éveil qu’elle
prépare. Bientôt, elle s’élèvera. Elle se redressera d’un triomphe impétueux avant de se propulser sur
le continent, de l’engloutir entièrement. Car il y a trop longtemps qu’elle est affamée de pouvoir. Elle
attend...

Cette vague a pour nom « populisme ». Et ce nom résonne déjà surtout le continent depuis des mois et des mois, tandis que l’approchedes Européennes lui donne une nouvelle intensité, une sorte de menace
angoissante qui nous encercle, nous étouffe. Car depuis les dernièresEuropéennes, les temps ont changé. Et le taux des populistes n’en est que plus élevé. Leurs idéaux se sont développés pour rassembler de
tous les pays ceux qui se laissent le plus facilement séduire. Et il n’y a qu’à se souvenir des dernières élections municipales en France le mois dernier pour s’apercevoir que les partis populistes (en occurrence le
Front National) enfle et s’étire de plus en plus, telle une plaie béante qui n’a de cesse de s’épancher puisqu’on ne la soigne pas. Si seulement cette poussée nationaliste n’avait une telle importance qu’au sein de la France... Mais c’est bien toute l’Europe qui se tourne maladroitement vers le populisme, au risque de tout dévaster sur son passage : liberté, démocratie, unité. En France, Marine le Pen et ses compatriotes ont appelé leurs militants à se présenter aux urnes puisque « l’UMP et le PS , c’est la même chose », en omettant (volontairement?) que ces deux partis n’ont aucune conformité quant aux réformes fiscales et sociales. Les populistes danois se réunissent derrière Pia Kjaesgoard en clamant que toute cette insécurité grandissante, ce chômage endurant, ne sont dus principalement qu’à une immigration massive. Ils ne mentionnent pas, à ce moment-là, le fait que ces « immigrés » sont les seuls à accepter
les tâches dont personne ne veut, et que leur vouer une véritable haine nationale confinerait à se retourner vers le régime de Vichy. En Autriche, Jörg Haider a su réunir ses semblables aux cris de « A bas l’euro ! » dans l’inconscience que le retour à toute autre monnaie, ainsi que l’abandon de cette « cause de malheur » factice, ne provoqueront qu’une dévaluation maudite et une baisse importante de la valeur du
patrimoine national. Le Flamand Vlaoms Belang, quant à lui, n’obtient pas un succès moins florissant puisque, tous ses militants le savent : «On a tout essayé, et rien ne marche ». Tout, sauf les réformes sur les
collectivités territoriales. Tout, sauf la réforme sur les dépenses. Tout, sauf les réformes sur la TVA. Tout... Et en Italie, Pepe enflamme les salles, échauffe les esprits ; en lui se réveille le nouveau père du peuple de Rome qui défend une nouvelle politique aussi simple que radicale, aussi utopique que meurtrière. Car un rêve ne reste toujours qu’un rêve, s’il ne tourne pas directement au cauchemar.
Et pourquoi ce populisme est-il si présent aujourd’hui ? Comment a-t-il pu s’implanter de manière aussi virulente ? Il n’y a que la mauvaise herbe qui croit si rapidement, et le meilleur engrais reste la réaction d’inquiétude de la part de la société. Grâce à ces régimes qui continuent de se corrompre tour à tour,
comme s’ils n’entendaient pas gronder derrière eux la révolte du peuple. Grâce à l’affirmation de poussées racistes et xénophobes qui, en grandissant, lacèrent les entrailles des démocraties.
Et vous serez nombreux en France, en Europe, à les laisser triompher ce 25 mai. Sans remord, sans regret, vous répondrez à ce cri partisan de tous les populistes... : « Nostalgiques de la collaboration, rejoignez-nous ! Antisémites patents, soutenez nous ! Antimusulmans déclarés, mobilisez-vous ! Militants contre les différences, jaunes ou noires, ne nous décevez pas ! Contre l’Europe infâme, luttez, meurtrissez la en son coeur, puisqu’elle n’est que la cause de nos malheurs, et que son existence ne s’est résumé qu’à une succession de crimes ! »
Et en les écoutant, en écoutant leurs discours par trop maléfiques, Français désespérés, Autrichiens en colère, Italiens déçus, vous causerez au pays le tort d’avoir tourné le dos à toutes les vraies valeurs qui assurent sa grandeur. Alors réveillez-vous. Redressez la tête, soyez dignes. Epargnez nous, et épargnez nous cet enchantement qui nous conduit à notre perte. Et l’Europe vivra.

vendredi 16 mai 2014

Un otage disparu

 Alors que quatre journalistes venaient d’être libérés de Syrie, l’on apprenait quelques jours plus tard le décès d’un otage retenu au Mali : Gilberto Rodriguez Leal.
  « Nous annonçons la mort de Rodriguez. Il est mort parce que la France est notre ennemie. » Voilà comment Yoro Abdoul Salam, un responsable du Mouvement pour l’Unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a annoncé le décès de l’otage français à l’Agence France Presse. Ni l’endroit, ni les circonstances de la mort de l’otage n’ont été précisés à cet effet. Ainsi, il deveint le deuxième otage français de Sahel décédé, après Philippe Verdon, le 7 juillet 2013.
  Gilberto Rodriguez Leal avait été enlevé le 20 novembre 2012, par au moins six hommes armés, dans l’Ouest du Mali, à l’âge de 62 ans. Contrairement aux autres Français enlevés par les groupes islamistes, ce retraité originaire de Lazère ne se trouvait pas au Mali pour des riaons professionnelles. Ayant travaillé pour les Etablissements et Services d’Aide par le Travail (Esat), il profitait enfin de sa retraite pour se balader dans le monde. Lors de sa capture, il arpentait les continents à bord de son camping car, avec lequel il avait déjà traversé le Brésil. Des vacances qui, à défaut d’être palpitantes, auraient pu avoir l’avantage d’être reposantes si le Mujao n’était pas venu à passer par là. Incontrolable, le Mujao fait parti des trois groupes terroristes islamistes installés au Mali. Dirigés par d’anciens trafiquants de drogue, renfloués par l’arrivée de deux autres groupes tel que l’Amqui (filiale d’Al-Quaïda), ils sont connus pour faire appliquer avec une certaine violence, la Charia (loi islamique).
 C’est ainsi que, après avoir passé plusieurs mois sans donner une seule nouvelle de l’otage Français, pris pas hasard, perdu dans le brouillard d’un destin incertain, la mort de Gilberto Rodriguez Leal a été annoncée le 22 avril 2014, après plusieurs tentatives de la part du groupe terroriste pour faire passer un message au ministère des Affaires Etrangères.
Ainsi, après ce décès et le libération des quatres autres otages retenus jusqu’alors en Syrie, il rest désormais deux otages français dans le monde : Serge Lazarevic, 48 ans, enlevé le 24 novembre 2011 au Mali, et Rodolf Cazares, chef d’orchestre franco-mexicain, enlevé le 9 juillet 2012 au Mexique, lequel, malgré le paiement d’une rançon, n’a pas été libéré.
Ils sont, pour la plupart, partis pour des raisons professionnelles qui les ont menés à leur perte, ou alors se contentaient d’une virée Africaine sans parvenir à éviter des groupes qui ne cherchaient qu’eux. Pendant des mois, des années, leurs familles vivaient dans l’angoisse continuelle de ne jamais les revoir. Personne ne sait où ils sont, personne ne sait comment ils vont, personne ne sait comment se passe le moindre instant de leurs journées. Et pourtant, ils sont là, à deux pas de la mort, chaque jour et, qaund ils reviennent, ils sont un fil à peine relié à la vie. Une ombre libérée d’une âme qui ne le sera jamais.
« Nous avons tout lieu de penser que l’otage est décédé depuis plusieurs demaines, du fait des conditions de sa détention. La France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Gilberto Rodriguez Leal, et elle ne laissera pas ce forfait impuni. » Faut-il comprendre, dans cette dernière intervention du Président, que lors du discours des quatre journalistes enfin libérés, l’un de leurs semblables, plus loin, rendaît l’âme sans aucune bénédiction ? 
 

Royal, Tréfilerie, Gayet… Et le vaudeville continue !

Il y a d’abord eu Ségolène Royal. Puis la belle a disparu au profit de la vraie « femme de sa vie », à savoir Valérie Trierweiler. La femme de sa vie, ou de quelques années… Jusqu’à ce que la charmante Julie Gayet lui fasse de l’œil. Et que fait-on quand on se retrouve tout seul ? On rappelle l’ex !
  Il y a être profiteur et être opportuniste. Et François Hollande sait mêler les deux. Profiteur, parce que les fonctions de chef de l’Etat sont apparement un avantage auprès de cerrtaines actrices. Opportuniste, parce qu’il a su profiter du strict remaniement du gouvernement Valls (16 ministres au lieu de 36) pour ramener à sa table Ségolène Royal. Dont le retour bouleverse déjà les polémiques et réseaux sociaux !
 Ainsi, selon les rumeurs, la nouvelle ministre de l’Ecologie serait surnommée la « Dame de Fer » de la ragion Poitou-Charentes, et son installation à l’hôtel Roquelaure jetterait un froid sur le personnel des lieux. Et, pour causes, les commérages qui en découlent sont des plus surprenants… En effet, la numéro trois du gouvernement Valls aurait installé plusieurs mesures aussi ambigues qu’excentriques. Tout d’abord, apprenez que ces dames ont interdiction de porter des décolletés (ou bien lire : appelées à porter des tenues décentes). Pourtant, selon l’hôtel Roquelaure, une « majorité de la gente féminine aurait déjà optée d’emblée pour des vêtements plus corrects… » De plus, ce propos  a rapidement été démenti par la principale intéressée sur son compte twitter : « Je démens bien sûr la rumeur ridicule concernant l’interdiction de porter des décolletés dans le ministère »… A moins qu’elle ne craigne que la chute de François Hollande dans les décolletés de ces dames ne soit aussi vertigineuse que celle qu’il connaît dans les sondages…

Mais les ragots ne s’arrêtent pas là ! Ainsi, selon les mêmes sources, la ministre se déplacerait dans les couloirs de son minictère précédée d’un huissier qui l’annonce, de sorte que le personnel doit se lever sur son passage, de même qu’il est strictement interdit de fumer en sa présence, que ce soit dans la cour ou dans le jardin. Quand la ministre déjeune, les membres de son cabinet devraient également ne pas emprunter le couloir adjacent pour cause de « nuisance sonore ».
Et c’est une liste de cette sorte qui se poursuit, aussi curieuse qu’invraisemblable, semblable à l’étiquette de cour d’une (ex) reine de France… Mais la population française, comme l’on ne manque pas de le remarquer chaque jour, ne sait se nourrir que des rumeurs étatiques, et semble n’être jamais rassasié. C’est pourquoi la présence de Ségolène Royal ne manque pas de faire jubiler les lectrices assidues de Closer et Paris-Match…

Il est plutôt décevant de remarquer que, de François Ier à François Hollance, la mentalité de chacun stagne misérablement. Et si l’actrice qu’est Julie Gayet marche dans les pas d’Anne de Pisselieu, Ségolène Royal, symbole de la femme délaissée, n’a plus qu’à se morfondre dans la robe de la reine déchue héritée de Claude de France.